Deux romans d'Olivier Adam!

Publié le par emiLie

 

 Comme les doigts de la main

 

Comme-les-doigts-de-la-main.jpgRésumé

« Chloé a une hanche qui se bloque à cause d'un petit bout d'os mort. Antoine a un doigt retourné, plié en deux pendant un cours de tennis. Les voilà qui partagent la même chambre d'hôpital, un soir d'hiver, avant leurs opérations respectives. Leurs regards se croisent, s'attrapent, se reconnaissent. Très vite, ils se découvrent un autre point commun. Ils sont tous deux orphelins de père, et un peu morts depuis, à l'intérieur.

Il neige sur le fleuve. La nuit est éclairée par des cracheur de feu. Antoine a envie d'entraîner Chloé. Chloé a envie de se laisser entraîner par Antoine. Ce qu'ils vont partager, cette nuit-là, c'est bien plus qu'une chambre d'hôpital, bien plus que des souvenirs de blessures, bien plus que la peur du lendemain. »

 

 

 


 

Sous la pluie

Sous-la-pluie.jpg

Résumé

« La mère d'Antoine est la plus belle personne du monde. C'est son mari qui le dit. Et quand il la voit boire les gouttes de pluie en riant, caresser l'écorce des arbres et s'agenouiller pour gratouiller la terre après l'orage, quand il l'entend raconter ses souvenirs éblouis de la forêt quand elle était petite, Antoine est d'accord avec son père, il est en adoration.

Mais il arrive que les plus belles personnes du monde deviennent usantes à force d'être imprévisibles et pas comme les autres.

Or, cette semaine, Antoine a eu trop de soucis pour rester admiratif.

Alors, quand sa mère s'endort une fois de plus dans sa voiture en pleine nuit, qu'elle sort sous la pluie et se perd, le monde se met à ressembler à un monde à l'envers, où les enfants inquiets doivent veiller sur des parents insouciants. Cette fois, c'est sûr, tout va craquer, s'écrouler autour de lui. Heureusement il y a Chloé. Si seulement elle voulait bien cesser de se moquer de lui... »
 

Commentaire

 Ces deux romans se lisent séparément, ce sont deux histoires différentes mais je vais vous expliquer pourquoi j'ai décidé d'en parler en même temps.

Premièrement, une raison technique, j'ai emprunté ces deux romans au même moment à la bibliothèque municipale, ce sont des romans édités dans la collection école des Loisirs, ils sont donc prévus pour un jeune publique, ils sont très courts et sont écrits très gros. Donc en moyenne, leur lecture m'a pris seulement une heure ou deux.

Et puis je voulais découvrir l'oeuvre d'Olivier Adam, auteur populaire dont l'on parle beaucoup depuis quelques années.

J'ai spontanément pris les bouquins lors que j'ai apperçu leurs petites côtes sur les étagères de la Bibliothèque.

Ils traitent tous deux de problèmes que les adolescents sont censés rencontrer ou du moins sur lesquels ils se posent des questions. L'Amour, les relations avec les parents, celles avec les amis, mais aussi sujets plus graves et plus profonds, la maladie, la dépression, la perte de proches, notamment du père. Tout cela avec un vocabulaire très simple, sujet, verbe, complément (là je suis méchante!), mais c'est vrai que je n'ai pas été trop emballé.

La première chose, dans les deux romans, ce sont deux couples d'adolescents et il leur donne exactement le même nom, Chloé et Antoine! Serait-ce pour ne pas trop destabiliser l'adolescent dans la découverte de la lecture??

Deuxième chose, les thèmes abordés sont quand même un peu bateaux, ainsi que les situations proposées, j'avais l'impression de lire la version texte du livre pour les enfants, Max et Lili, Max s'est cassé le bras, les parents de Max et Lili divorcent. Une sorte de catalogue de ce qu'un adolescent doit avoir vécu ou pas... Ouais

De plus mon adolescence n'étant pas encore trop éloignée, je sais que ce genre de livres ne m'aurait pas plus, je l'aurai trouvé beaucoup trop court, je le trouve beaucoup trop simple pour un ado normal qui aime lire et puis sinon pour un plus petit c'est pareil, il pourra comprendre le texte mais je ne pense pas que les thèmes puissent le toucher.

Alors je ne sais pas.....Tout n'est pas noir, ce sont quand même des livres assez sympathiques mais il y a tellement d'autres livres à lire. (Avis purement personnel!)

  

Publié dans Romans Jeunesses

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Lylou 07/03/2010 18:51


Je trouve que Comme les doigts de la main est un très beau récit à deux voix, entre le présent et le passé, avec beaucoup d'émotion, de douceur, de simplicité. J'ai aimé ces deux
personnages qui s'apportent beaucoup l'un à l'autre. C'est une belle histoire qui se lit extrêmement vite.

Je n'ai pas encore lu le deuxième dont tu parles. En revanche, j'ai Falaises, du même auteur, qui m'attend dans ma PAL.


emiLie 09/03/2010 21:48


Un roman agréable et très facile à lire, ma première rencontre avec Olivier Adam. Je veux aussi lire Falaises, et j'ai A l'abri de rien qui m'attend dans ma Pal.


Mireille 14/05/2009 14:06

Je ne connais pas ces 2 titres, mais j'ai décidé d'arrêter de lire Olivier Adam: il décrtit tellement des univers sombre que ça finit pas m'agacer!

emiLie 14/05/2009 14:25


A part ces deux romans de littérature jeunesse, je n'ai rien lu pour le moment d'Olivier Adam, on verra si des titres se présentent à moi! 


Isadora 05/03/2009 18:25

D'Olivier Adam je n'ai lu que "Je vais bien, ne t'en fais pas", que j'ai trouvé bien. Simple, mais peut-être m'a-t-il tout de même donné moins l'impression de prendre l'adolescent (ou jeune adulte)pour un attardé que dans la description que tu fais des deux autres. Je ne peux pas commenter, ne les ayant pas lus, mais je suis assez d'accord à ce sujet: certains auteurs s'adressent à la jeunesse en croyant avoir affaire à des débiles profonds, et dans ce cas, un bon vieux Zola réconforte toujours notre petit ego de lecteurs chevronnés. Parce que moi je fais tout de suite le parallèle avec ces parents qui parlent à leur gosse de 2 ans de cette façon: haggaga boudoudou rhooo... Difficile ensuite d'avoir un vocabulaire plus évolué que celui-ci. Je crois en effet qu'on apprend beaucoup par imitation et que si les lectures se limitent au vocabulaire de base compréhensible dès 5 ans... Ben, c'est tout simplement impossible de progresser et de savoir écrire soi-même ensuite dans un français plus soutenu. Mais la littérature jeunesse est aussi souvent un tremplin, elle doit donner envie d'aller découvrir d'autres horizons littéraires plus complexes, plus riches. Ce qui n'empêche pas certains grands auteurs de ne pas faire la différence et de s'adresser aux jeunes comme à des personnes pensantes normalement constituées.
Voilà, je m'arrête là.

emiLie 05/03/2009 18:57



Je pense que tu as raison, entre parenhèses cela me fait plaisir de te "revoir" (façon de parler!). Je pense que les adultes (dont je fais partie maintenant, c'est dure!) ont une réprésentation
de l'adolescence qui manque un peu de nuance. Et partant de cela ils manquent un peu de subtilité.
Zola, j'adore, une grande révélation de mon adolescence avec L'Assomoir.