Into the wild de Jon Krakauer

Publié le par emiLie

Into-the-wild.jpg 

Résumé par l'édition 10-18
« Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des fôrets de l'Alaska... Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. »

Commentaire

J'ai ADORé ce roman, j'en suis sortie toute bouleversée et je n'ai plus qu'une envie, me précipiter voir le film, je sais je suis toujours en retard d'un wagon (je ne sais même pas si cette expression existe!!). Cela n'empêche c'est vraiment un roman magnifique et surtout au potentiel emotionnel très très important!

 

En réalité ce n'est pas vraiment un roman, Jon Krakauer a essayé de reconstruire l'histoire de Chris McCandless et surtout de la comprendre à travers la sienne car il partage de nombreux points communs avec McCandless, lui-même escaladait de dangereux pics montagneux durant sa jeunesse.

Mais le livre garde tout de même sa dimension subjective, ce n'est pas complètement un exercice journalistique même si cet aspect apporte beaucoup de choses au roman surtout lorsqu'il est fait référence à des personnes aux destinées identiques à celle du héros, mais il y a aussi des cartes pour mieux situer les lieux cités.

 

Mais ce qui m'a touché c'est vraiment l'histoire de Chris et sa mort car ici contrairement à un roman traditionnel on sait déjà comment cela va finir mais cela n'enlève rien, au contraire à la fin de ma lecture j'étais encore plus triste.

Je pense que même si on n'arrive pas à comprendre la quête de Chris, on ne peut que être touché par ce personnage tellement idéaliste, trop extrème dans sa recherche de pureté et de nature. C'est vrai que ce genre de personnages attirent facilement les cyniques, il semble tellement déplacé et naïf dans le monde d'aujourd'hui et pourtant son histoire semble avoir le pouvoir de toucher des gens très différents.

Et j'ai été touché par son histoire même si le fait de partir vivre dans la nature ne fait aucunement partie de mes rêves, je pense que son aventure comporte quelque chose d'universelle et tout le monde peut y trouver quelque chose qui lui parle.

Cependant j'ai vraiment été triste à la fin,  je trouve que c'est une façon vraiment horrible de mourrir surtout pour quelqu'un d'aussi jeune.

 

Une citation tirée de la chanson favorite de Chris « Alex Supertramp » McCandless

« Depuis deux ans il parcourt la terre. Pas de téléphone, pas de piscine, pas d'animaux de compagnie, pas de cigarettes. Liberté ultime. Être extrémiste. Voyageur esthète dont le domicile est la route... »

 

 

Commenter cet article

Riz-Deux-ZzZ 11/10/2010 10:06



Je n'ai pas lu le livre, mais le film est simplement génial !



emiLie 18/10/2010 21:49



Je n'ai toujours pas vu le film... mais j'ai vraiment eu un coup de coeur pour le livre qui m'a réellement ému!



LN 29/06/2009 17:55

Le film est vraiment exceptionel! depuis que je l'ai vu j'ai très envie de lire le livre :-)

emiLie 30/06/2009 17:54


Je n'ai toujours pas vu le film mais le livre m'a beaucoup touché.


choupynette 01/05/2009 19:30

Le film était vraiment très bien, même si je n'adhère pas à la philosophie du personnage principal. C'est très bien filmé et très bien interprété!

emiLie 01/05/2009 19:47


Je n'ai pas encore vu le film et je me demande si je vais l'aimer ou pas! En tout cas j'ai adoré lire le roman!


Ys 27/04/2009 19:04

J'ai beaucoup de mal avec les livres centrés sur la nature parce que moi, j'aime le béton. Jim Harrison par exemple, grand écrivain américain s'il en est, ne m'intéresse pas... J'ai cependant entendu beaucoup de bien sur ce livre et sur le film, alors si un jour je sens le besoin de faire une retraite, très symbolique, dans les grands espaces, j'y penserai !

emiLie 27/04/2009 19:19


Je ne sais pas si il faut obligatoirement aimé la nature pour lire et apprécier ce livre, seulement c'est vrai que moi j'aime beaucoup la campagne ce qui a peut-être influencé ma lecture! Cependant
moi non plus normalement je n'aime pas trop les livres centrés sur la nature! Et je ne connais pas Jim Harrison, honte à moi!


Isadora 27/04/2009 11:06

les grands esprits se rencontrent... en lectures!!!
J'ai fait l'inverse, c'est à dire commencé par voir le film au moment de sa sortie au cinéma, j'y suis retournée deux fois ensuite et j'ai acheté le dvd. J'ai lu le livre il y a quelques mois de ça mais avec les expériences croisées de Chris et de Jon ça prend une toute autre dimension et je dois avouer que c'est l'écho que je cherchais depuis trop longtemps à ma propre recherche de vérité, de liberté et de solitude choisie... De nature! Il y a dans cette quête de l'essentiel quelque chose d'Universel comme tu le dis mais je crois aussi que tout le monde n'est pas apte à le sentir. Tous ces êtres qui se contentent de la monotonie du quotidien et de rapports humains banals ne comprennent pas la part de folie et de risque à laquelle Chris fait appel, ni la résonnance que cela peut avoir chez des voyageurs, des vagabonds dans l'âme, des insatisfaits, des incompris, des artistes, des poètes...
Je le ressens comme un impératif moi, et avant de lire de tels témoignages je crois qu'on porte déjà en soi ou pas la soif de partir; sac sur le dos, prendre la route parce que l'appel du dehors est trop fort, et parce qu'il y a cet état de vide, de manque à combler, ou bien est-ce le trop plein? Le trop plein de notre petite vie bourgeoise d'occidentaux bien gras, trop confortables pour oser se poser les vraies questions.
Moi cela fait un bout de temps que les questions me tannent, me brutalisent, m'arrachent au sommeil. Partir, partir, pour accéder à cette solitude voulue et enfin à la liberté. Parce que ça ressemble à quoi cette solitude, cet isolement minable, ici, au milieu des autres qui ne comprennent pas pourquoi je me réfugie dans les mots, les livres, la musique. Parce que seuls les écrivains, les poètes, les grands compositeurs, eux-mêmes anciens cavaliers solitaires, sont mes amis. Parce qu'il n'y a qu'entre les lignes que je n'ai pas peur de vivre, de penser, de sourire, de larmoyer, d'éprouver mes émotions, parce que les autres ne comprendraient pas, parce que le reste du temps on a toujours l'impression qu'il y a quelque chose à prouver, qu'il faut tenir sa place et ses opinions. Et puis quand on est seulement fatiguée par trop de futilités; quand on a besoin de partages et de rencontres essentielles et enrichissantes, qui font de la vie quelque chose de valable, alors qu'on ne trouve que des esprits bas, amorphes et sans vie intérieure... L'envie de fuir est là, là, et là encore, bien présente.

Rien n'était pour te démoraliser. Bref, ce livre, ce livre et l'histoire qu'il porte, c'est un cadeau, une perle, et on n'offre pas des perles aux cochons,sur le nombre des gens qui ont vu le film et c'est très inhumain de le dire comme je vais le dire mais tant pis, je crois qu'il n'y en a pas le tiers qui a compris, ressenti et vraiment, comment dire, aimé... cette quête d'absolu!!!
Je crois qu'il y a des lectures, des films, des moments de beauté pure, d'ART et d'Amour aussi, et que peu d'êtres humains en sont dignes. Il y a de la beauté et des choses heureuses dans ce monde et peu d'élus qui y auront accès,et très méchamment je me dis d'abord tant pis pour les autres, tous ces insensibles, ces inaptes à comprendre, tant pis pour eux. Mais pire encore, il m'arrive de me dire aussi que, de leur incompréhension, de leur banalité, de leur pauvreté d'âme et de coeur, en lisant ou en voyant des chefs-d'oeuvres, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils les souillent!!! Qu'ils les gâchent, les pourrissent, et les rendent fades de leur propre fadeur.

C'est presque un discours fasciste que je tiens là, c'est de la colère, et en même temps cet idéal irréalisable qui voudrait que tout le monde puisse ressentir l'essentiel et être touché avec la même intensité, parce que la vérité c'est que l'ignorance et toutes ces vies gâchées parce qu'elles ne font rien et ne sont rien, ça me fait mal. C'est de l'amour déguisé en haine de l'humanité. Je voudrais, sincèrement, que tout le monde ait accès au beau. Mais l'humain est condamné à cet état de dualité permanente et pour que le beau existe et que certains en profitent il faut aussi de la laideur et du parasitisme partout ailleurs.

Je m'arrête là, sorry pour ce billet d'humeur à rallonge.

Bises

Tu feras un commentaire sur l'élégance du hérisson?

emiLie 27/04/2009 17:08


La lecture de ce premier paragraphe, il est vrai me démoralise un peu mais si je suis démoralisée parce que tu dis, cela veut dire que tu n'es pas seule à préférer les auteurs morts aux
conversations sur le prochain week end à la plage!  Je suis là aussi et j'ai quand même quelques amis bien vivants mais c'est qu'il m'arrive de penser la même chose que toi! souvent!

Tu m'obliges à me faire l'avocat du diable moi qui me trouve la plupart du temps trop cynique et beaucoup trop critique par rapport et contre les autres. Cependant peut-être n'ont-ils pas resenti
cette oeuvre comme toi, peut-être pas au même degré mais il n'empêche que cela ne peut leur apporter que quelque chose de positif par rapport d'autres discussions un peu plus terre à terre!

Je ne peux pas t'en dire plus car en fait si je ne me trompe pas on a que deux ans de différences et je ne peux pas te dire que les gens à 20 ans sont plus exaltés qu'à 18, au contraire ils me
semblent être encore plus déprimant!
bouhhhhh!

Débat très intéressant si on peut appeler cela un débat! une discussion plutôt!