Rebecca de Daphné Du Maurier

Publié le par emiLie

 

 

377 pages – Livre de Poche


Rebecca.jpgAprès ma lecture de Ma cousine Rachel qui faisait en quelque sorte figure de palier d'entrée pour moi dans l'oeuvre de Daphné du Maurier, j'ai choisi de lire Rebecca qui semble être l'oeuvre majeure de cette romancière.

Le roman nous transporte dans le Monaco aisé des années 30, nous y faisons la connaissance de la narratrice qui y occupe la place de dame de compagnie auprès d'une vieille commère excècrable. Lors de ce séjour, elle fera la connaissance d'un riche héritier Maximillien de Winter que l'on dit inconsolable depuis la mort tragique de sa femme, Rebecca. Celle-ci s'est noyée lors d'une sortie solitaire en mer pendant une tempête. Inconsolable ou pas, Maxim et la narratrice (on ne connaîtra jamais son nom) se marient peu de temps après. Après une courte lune de miel, ils reviennent dans la propriété familiale, Manderley qui garde en elle le souvenir omniprésent et étouffant de l'ancienne Mme de Winter. La narratrice va devoir se battre pour lutter contre les fantômes qui l'entourent et tentent de la destabiliser.

Je retrouve la plume de Daphné du Maurier, même présence, même facilité à créer des ambiances étouffantes, la tension est palpable même pour le lecteur le moins attentif.
Je comprend que ce roman reste celui que l'on cite de façon privilégiée quand on parle de cet auteur. Je me suis tout de suite sentie prise à partie, oui je dis bien prise à partie car dès le début je me suis mise à détester de tout mon coeur Rebecca, toutes ces qualités en une seule femme, rhh, je déteste et d'un autre côté je me suis prise d'une affection profonde pour la narratrice, réservée mais courageuse. Dès le début Mme Du Maurier a su me mettre sur les dents car je savais que d'affrontements mineurs en affrontements, on se dirigeait droit vers une confrontation brutale, confrontation qui arrivera vers la fin du roman avec la découverte de l'épave du bâteau.

Les sentiments que l'on peut ressentir à la lecture de ce roman me semblent exacerbés par la plume de l'auteur. Les personnages sont minitieusement décrits ainsi que le cadre dans lequel se déroule l'histoire, quoi de mieux qu'une très vieille demeure de l'aristocratie anglaise et puis Maxim de Winter représente à merveille l'héritier anglais taciturne à souhait.

Et même si le prologue nous permettait de deviner le déroulement final du roman et par la même occasion nous laisser sans espoir, il n'empêche que j'ai particulièrment aimé cette dernière scène, sous forme de bouquet final.


Roman d'ambiance, intrigue policière, histoire d'amour, ce livre est polyforme et surtout très agréable à lire.


Le billet d'Alex Mot à mots, celui d'Edelwe. 

Publié dans Littérature Anglaise

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Al3x 20/07/2010 11:54



Il est dans ma PAL depuis un bon moment. Je pense le lire très bientôt :D



emiLie 24/07/2010 21:03



J'espère et je pense que tu ne seras pas déçue, c'est un roman d'ambiance très prenant. 



Tiphanie 09/09/2009 20:54

C'est avec Rebecca que j'ai découvert Daphné du Maurier, dans ma PAL m'attendent encore Mary Anne et La chaîne d'amour

emiLie 10/09/2009 11:00



Je pense que c'est son roman le plus connu. Quant à moi je l'ai découverte avec ma lecture "Du général du roi".



Manu 08/09/2009 08:42

J'ai aussi adoré. Il me reste à lire "Ma cousine Rachel".

emiLie 08/09/2009 10:38


Ma cousine Rachel est différent mais on retrouve ces mêmes atmosphères, cette tension latente.


Alex-Mot-a-Mots 02/09/2009 20:19

Et bien, arrivé à la fin, il m'a fallu relire le début pour percuter !

emiLie 02/09/2009 21:03


C'est vrai! Je reconnais que pour moi la fin a été laborieuse mais pour des raisons extérieures à ma lecture, à un moment, je lisais une page par jour!


Leiloona 01/09/2009 21:38

Toujurs pas lu cet auteur, pourtant classique. Mais j'en ai tant d'autres à lire.

emiLie 01/09/2009 22:20


C'est bien aussi de savoir que l'on aura toujours de savoureux livres qui nous attendent.