Le musée du silence de Yoko Ogawa

Publié le par emiLie



Actes Sud (babel) - 318 pages

traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle

 

Le-musee-du-silence.jpgEnfin je découvre un roman de cet auteur dont j'entend beaucoup parler. Le choix de ce livre s'est fait tout simplement, il y avait trois- quatre livres de cet auteur à la bibliothèque et j'ai choisi au hasard un des quatres.

Bienvenue dans Le musée du silence. Sont là pour vous accueillir dans cette grande maison à la sortie d'un petit village blotti dans les montagnes, une femme immensément vieille, sa fille adoptive éclatante de jeunesse et un couple de domestique. Ils vivent solitaires dans la vieille maison entourés d'objets, objets particuliers car ils ont été pris à des personnes du village quelques instants après leurs décés. Ces objets disparates symbolisent à eux tout seul le disparu. Le narrateur est alors appellé à venir dans ce coin du bout du monde pour donner une vraie place à ses objets dans un musée, il devra aussi continuer la collection commencée par la vieille dame des années plus tôt.


 

Mes premiers pas dans l'univers de Yoko Ogawa m'ont plus que convaincu.
J'aime l'écriture de cet auteur, dense, simple, j'ai littéralement englouti les quelques 300 pages en un jour et demi. Portée par le mystère des personnages, le mystère des lieux qui m'ont agrippé et ne m'ont plus laché. Lors de certains passages, j'ai pu sentir mon coeur battre fort car j'avais le pressentiment qu'il allait se passer quelque chose de mauvais pour le narrateur. C'est à lui que je me suis le plus attachée, ce sont par ses yeux que nous découvrons cet univers qui se donne des airs gentillets de village de carte postale.
Le livre ne contient pas vraiment de descriptions précises, nous ne serons jamais le nom du village, ni le nom des personnages qui resteront la vieille dame, la jeune fille, le jardinier. Yoko Ogawa crée plutôt des ambiances, il faut deviner les choses, les ressentir. On sait que des choses atroces sont commises mais elles sont décrites au même titre que les saisons. Le passage sur la fin de l'été est entre parenthèses très beau.


C'est un roman très beau, avec des personnages complexes et ambigüs, j'ai aimé mais je ne mettrai pas un coup de coeur car il manque un petit quelque chose pour accrocher totalement. Je compte bien continuer à découvrir les romans de cet auteur.

 

Publié dans Littérature Japonaise

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Edelwe 20/09/2009 15:26

Très belle couverture. Tu me donnes envie de le lire!

emiLie 25/09/2009 17:48


C'est vrai que la couverture est belle, pleine de mystères ;-)


Mango 18/09/2009 06:53

Je n'ai encore rien lu de cet auteur mais j'ai bien envie de commencer!

emiLie 18/09/2009 11:11


Ma première lecture mais je suis bien décidée à poursuivre ma découverte. Elle a un style tout à fait particuliers.


Leiloona 17/09/2009 18:30

J'aime beaucoup le style de cet auteur, et le thème de ce livre me plaît. (J'ai beaucoup de mal à laisser des commentaires chez toi.)

emiLie 17/09/2009 18:38


C'est un thème assez original et même assez audacieux.
(Je suis désolée pour les commetaires mais comme je suis archi-nul  au niveau informatique je sais pas trop quoi faire.)


Alex-Mot-a-Mots 16/09/2009 19:04

Cet auteur a l'air de savoir créer un univers.

emiLie 16/09/2009 19:47


Oui, je n'ai lu qu'un livre d'elle pour le moment mais il me semble que l'on retrouve ce style spécifique dans la plupart de ses romans.


Alex-Mot-a-Mots 16/09/2009 19:03

Cet auteur a l'air de savoir créer un univers.