Délivrez-nous du mal de Romain Sardou

Publié le par emiLie


Pocket - 435 pages

 

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Delivrez-nous-du-mal.jpgC’est avec plaisir que j’avais lu, il y a déjà quelques années "Pardonnez nos offenses" de cet auteur alors quand j’ai vu que celui-ci sortait en poche, je ne me suis pas posée la question trop longtemps et je l’ai acheté.

"Délivrez-nous du mal" peut être considéré comme la suite de "Pardonnez nos offenses", hors il peut très bien se lire sans avoir lu le premier, moi par exemple je ne me rappelais plus trop ce qui se passait dans le premier roman et cela ne m’a pas handicapé du tout.


Ce roman se déroule en 1287, l’Eglises est plus que jamais présente et puissante malgré un interrègne qui commence à durer un peu longtemps. Un interrègne c’est la période pendant laquelle l’Eglise se retrouve sans pape. Ceci n’est de toute façon pas très important car le grand chancelier Artémidore de Broca est là pour veiller à la bonne continuité des affaires de l’Eglise qui sont aussi les siennes. Intrigues douteuses, fraudes, disparitions mystérieuses, de nombreuses choses se déroulent derrière les portes du Palais du Latran.
Le prêtre Aba dans son petit village du Quercy a lui affaire au violent enlèvement d’un enfant de sa paroisse par des hommes en noirs, qui ont tout l’air d’être des mercenaires. Il se murmure depuis de nombreuses années que ce petit village est bénie car les femmes y mettent au monde de nombreux enfants en bonne santé et les habitants du village ne souffrent plus de maladie.
Bénédict Gui, qui a réponse à tout, lui, doit s’occuper à Rome de la disparition d’un jeune homme qui s’intéressait au petit village du Père Aba.


Un roman à deux voies, celles de deux hommes qui portés par des intentions différentes mais par la même motivation, veulent savoir.
Un Moyen-âge extrêmement bien reconstitué, une richesse de détails sur la vie des Romains de l’époque, l’existence des Laveurs, ces hommes qui postés à la sortie de la ville dépouillaient les cadavres que l’on avait jeté à l’eau.
De l’aventure, du suspense, un nombre important de personnages très vivants, d’horizons divers. Une entrée dans le monde ecclésiastique fascinante.
Le récit se déroule vite, les actions s’enchaînent. Cependant ce roman comporte le défaut associé généralement à la rapidité de ce genre de récit, certaines choses ne sont pas crédibles. Le père Aba au début est un pauvre prêtre maigre, incapable de tenir la distance. Hors en deux pages, il tue un homme, et cesse de croire en Dieu. Après moult périples, on le retrouve, borgne, vaillant, réussissant à sauter sur un cheval en pleine course après avoir tuer le cavalier. Détails qui en réalité n’en sont pas mais ne m’ont tout de même pas trop dérangé car j’étais prise par le rythme du récit.

La chose qui m’a le plus dérangé c’est plutôt l’intrigue qui se dévoile au fur et à mesure, je n’ai pas compris cette référence aux dons mystérieux pourquoi l’auteur ne s’est-il pas contenté de dénoncer les méfaits de l’Eglise? Je trouve que cela essouffle le récit et le rend plus brouillon, les dernières pages ne m’ont pas spécialement apporté satisfaction. Dommage très dommage même si je reste sur un bon souvenir de cette lecture car on retrouve un Moyen-âge très bien reconstitué.


Laetitia la Liseuse en parle ainsi que Yv.

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Alex-Mot-a-Mots 18/11/2009 13:46


Pas lu celui-ci, je reste sur la bonne impression de "pardonnez nos offenses".


emiLie 21/11/2009 14:33


C'est dans la même lignée.


Laetitia la liseuse 18/11/2009 01:05


J'ai bien apprécié dans l'ensemble. Reste à lire le précédent que tu as déjà lu et aimé


emiLie 21/11/2009 14:30


Je crois que tu apprécieras "Pardonnez nos offenses", il y fait moins reccourt à la magie.


Lilibook 16/11/2009 15:09


Encore jamais lu un de ces livres, il va falloir que j'essaie.


emiLie 17/11/2009 19:30



Commence alors plutôt par "Pardonnez nos offenses".



Cynthia 15/11/2009 22:11


Mes poils se hérissent dès que je lis le mot "église"
J'espère que le Romain se prend au moins au sérieux que son père ;)


emiLie 17/11/2009 19:26


Tu vois je n'ai même pas pensé à cette filiation en lisant ce roman.