Tsubame de Aki Shimazaki
Le poids des secrets
Babel - 118 pages
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Troisième tome de la pentalogie le poids des secrets.
Alors qu’il y a quelques temps je laissais un commentaire à propos de ce même livre sur le blog de Keisha en disant que je ne lirai surement pas la suite par manque d’envie et parce que je ne l’avais pas à ma disposition, ma sœur l’achète et j’ai donc pu profiter de cette lecture.
Ce troisième opus raconte l’histoire de la mère de Yukio, Mariko Kanazawa.
Elle survécut au grand tremblement de terre de 1923, qui détruisit la région du Kanto, au Japon. Elle y survécut mais elle devint orpheline, sa mère disparut juste après l’avoir laissé à un prêtre. Mais ce que Mariko s’est efforcée de cacher toute sa vie, vie qui arrive à sa fin aujourd’hui, c’est qu’elle est d’origine coréenne.
Certains coréens avaient fui leur pays pour trouver du travail ou pour échapper à la prison, sa mère et son oncle faisaient partie de ceux qui avaient trouvés refuge au Japon. Pendant les jours qui suivirent le tremblement de terre, certains de ces exilés se virent persécutés par des Japonais, on les accusait d’empoisonner l’eau des puits.
A travers l’histoire de Mariko, se dessine l’histoire du Japon, des moments souvent méconnus, l’intégration difficile des Coréens, les problèmes d’identité.
D’identité, il en est beaucoup question dans ce roman car Mariko est à la recherche de sa propre identité, elle qui dans le désordre du tremblement de terre s’est vu donnée le nom de Mariko, Marie ainsi que la nationalité Japonaise mais cela a du aller de pair avec la disparition de sa mère, l’oubli de sa langue, la perte d’une identité, de son identité. Heureusement, le prêtre catholique, affectueusement surnommé Mr Tsubame (hirondelle en japonais) veille sur elle.
Une suite agréable à lire, qui sait parler de sujets graves avec légèreté.