Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

Publié le par emiLie

Le joueur d'échecs
Le Livre de Poche - 95 pages

Texte révisé par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent

Relecture
*****


Sur le paquebot qui relie New-York à Buenos Aires, le narrateur voyage en compagnie du champion mondial des échecs, Czentovic. Ce dernier attise tout de suite sa curiosité, comment cet homme qui a tout d’un petit rustre sans éducation peut-il exceller dans ce jeu où le hasard n’a pas sa place. Accompagné d’un autre riche passager il décide d’organiser une partie d’échecs contre le champion. N’étant seulement que de médiocres joueurs, ils perdent contre Czentovic jusqu’à ce qu’arrive un inconnu qui leur permettra de s’aligner face au jeu du champion. Le narrateur apprendra de quelle façon, terrible, Mr B., l’homme inconnu, à appris à maitriser si bien ce jeu.


J’avais lu une première fois ce roman il y a de cela un an et il ne m’avait pas spécialement touché et cette relecture m’a permis de m’approprier tout ce que je n’étais pas arriver à saisir la première fois.
Au-delà de la compétition de deux hommes que tout opposent, il nous parle de l’isolement comme la pire des tortures.
Mr B. d’origine Autrichienne emprisonné par les Nazis est resté enfermé dans une pièce pendant des mois avec une seule fenêtre qui donne sur un mur, sans contact avec le monde autour de lui, le gardien avait la consigne de ne pas lui parler. Mr B. pense devenir fou et sent qu’il dira tout au prochain interrogatoire mais dans la salle d’attente il trouve un livre et sans réfléchir le vole. Ce roman est un manuel du jeu d’échecs et il va lui sauver la vie car Mr B. va s’en servir comme rempart face au vide et à la folie qui le menacent. Les échecs le sauvent et en même temps l’amènent très près de la folie et du dédoublement de personnalité


Ce texte court est magnifique. Il a été écrit pendant la période la plus sombre du XXème siècle et il nous parle très justement de la fragilité et de la vulnérabilité de l’homme quand on le met seul face à soi.

Publié dans Littérature Allemande

Commenter cet article

Alicia 24/03/2010 18:40


Il faut vraiment que je me mette à lire ses livres!


emiLie 28/03/2010 16:47


Je n'ai lu que celui-ci et Marie-Antoinette pour le moment mais je compte bien moi aussi en découvrir d'autres!


Bénédicte 14/03/2010 18:27


de mon côté, je viens de te rajouter à ma blogothèque si tu n'y vois pas d'inconvénient


emiLie 15/03/2010 21:54


Non pas du tout, merci beaucoup!


Bénédicte 14/03/2010 18:00


et bien je serai très heureuse de pouvoir lire tes commentaires sur mes articles alors Surtout n'hésites pas il y a matière en ce moment A bientôt


emiLie 14/03/2010 18:16


Oui j'ai bien vu que tu étais en pleine période Stefan Zweig  et c'est avec plaisir que j'y laisserai des
commentaires.


Bénédicte 13/03/2010 11:41


ton billet est très bien sur ce livre que je n'ai pas encore lu mais ça ne devrait pas tarder car je me suis plongée dans la lecture de romans et nouvelles qui la contient et je progresse J'ai
beaucoup apprécié les écrits de cet auteur surtout sa façon de donner des descriptions très visuelles des scènes qu'il dépeint avec tant de réalisme et de finesse Bonne journée à toi


emiLie 14/03/2010 16:40


Je suis allée de façon très brève (par manque de temps!!!) sur ton blog, et oui j'ai vu que tu appréciai beaucoup Stefan Zweig, je n'ai lu pour le moment que Le joueur d'échecs et
Marie Antoinette qui sont totalement différents mais je les ai aimé tous les deux.


Anneso 26/01/2010 21:10


une lecture très agréable, que j'avais beaucoup apprécié :)


emiLie 27/01/2010 20:28


A la première lecture je n'avais pas trop apprécié, c'est seulement à la deuxième lecture.