Mercredi 25 novembre 2009


Fayard - 499 pages

Traduit par Françoise du Sorbier

*****

Margaret Hale quitte sa cousine et l’existence confortable qu’elle avait menée chez sa tante à Harley Street dans la capitale Anglaise pour rejoindre ses parents qui vivent dans le presbytère d’un charmant village d’Angleterre, malheureusement son père confrontait au doute face à sa foi décide d’être destitué de sa fonction de prêtre, il s’exile alors dans une ville ouvrière du Nord de l’Angleterre. Il y occupe les fonctions de professeur et il a notamment pour élève John Thornton, un riche industriel qui a construit son empire à la force du poignet. La confrontation entre Margaret et John, c’est la confrontation entre deux mondes, qui différent par leurs natures, leurs principes, leurs valeurs. Un Nord, riche, industrieux face à un Sud paisible et campagnard.
Margaret va devoir s’adapter à cette ville si rude et qui parait si violente, elle va à la rencontre des ouvriers, elle prend connaissance d’existences qui diffèrent de la sienne, si protégée. Protégée jusqu’à présent car les malheurs semblent s’acharner sur elle, sa mère malade et son père s’enfonce dans un profond marasme.


Le roman de Mme Gaskell est un gros pavé, je ne sais pas pourquoi mais jusqu’à présent je
l’associais aux romans d’Elizabeth Goudge. Ecrits il me semble à la même période et pourtant ils différent complètement.
Le roman d’Elizabeth Gaskell sans être sombre m’a étonné par sa fidélité à rapporter les conditions de vie des Anglais de cette époque. Elle ne s’est pas contentée de raconter ce qui se passait dans les salons à la mode entre des belles dames et des monsieur un brin pompeux, elle semble même au contraire ne pas trop les apprécier. Par l’intermédiaire de son héroïne, Margaret, personnage relativement favorisé, elle nous fait découvrir une
époque en pleine révolution, révolution qui arrive par le Nord, l’opposition est récurrente entre le Nord et le Sud tout au long du roman, un Sud rural, statique face à un Nord en constante évolution. Le Nord et le Sud ont chacun leur lot de misères et d’injustice sociale. Margaret se place en tant qu’observatrice et médiatrice face aux patrons représentés par John Thornton et aux ouvriers. Au fil du roman elle découvre les conditions de vie des ouvriers, conditions qui m’ont rappelés celles contées par Jack London
«Parfois les récoltes se font sous une pluie battante ou par un froid glacial. Les jeunes le supportent, mais les vieux attrapent des rhumatismes, ils sont perclus et courbés avant l’âge ; malgré tout, ils sont bien obligés de le faire s’ils ne veulent pas aller à l’hospice.»

Ce roman c’est aussi l’évolution d’une femme, son indépendance qu’elle construit au fur et à mesure du roman. Margaret n’était déjà pas une jeune femme comme les autres, elle se construit et s’adapte face à ce que la vie lui donne.

Ce roman n’est pas qu’un roman social, il comporte tout de même sa petite part d’amour, avec la très romantique histoire d’amour entre les deux personnages principaux.
Cette histoire allège le récit car Mme Gaskell n’est pas Zola, et ses descriptions des mouvements ouvriers m’ont paru un peu laborieuses à la longue.


C’est un bon roman, assez long à lire tout de même. Il y a en plus quelques coquilles

 Lilly, Karine et beaucoup d'autres ont lu ce roman.

Publié dans : Littérature Anglaise - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander - Communauté : Mes livres préférés
Samedi 21 novembre 2009


Les livres de Lucy Maud Montgomery


France Loisirs - 600 pages

Traduit par Hélène Rioux
*****



Le froid arrive, l’hiver débute, nous incitant tous à rester chez nous, un bon livre à la main au coin du feu, quant on a la chance d’avoir une cheminée.

Cette période m’a donné envie de me replonger dans une lecture de mon enfance et qui a su marquer mon histoire de lectrice, j’ai donc décidé de vous présenter ce livre qui me tient spécialement à cœur.

C’est avec plaisir que je vais vous parler de ce roman.

Anne a 11 ans, les cheveux roux, une imagination à toute épreuve, imagination qui lui permet de supporter la solitude, solitude d’une enfant avide de tendresse, trop tôt orpheline, que l’on a utilisé sans jamais vraiment aimer. Nous sommes à la fin du XIXème siècle, au Canada, sur l’île du Prince-Edouard et Anne attend sur un quai de gare, la nouvelle famille qu’on lui a promise lorsqu’elle était à l’orphelinat. Pendant ce temps, Matthew Cuthbert après avoir attelé la jument alezane se dirige vers la gare, lui et sa sœur Marilla, tous deux célibataires et prenant de l’âge ont décidé d’adopter un garçon pour aider à la maison aux pignons verts. La surprise fut grande pour Matthew lorsqu’à la place du garçon, il découvrit ce petit bout de femme, à la langue bien pendue. L’histoire d’Anne commence réellement sur ce quai de gare, dans ce premier tome, Lucy Maud Montgomery nous raconte la vie de celle-ci de 11 à 16 ans. Son évolution, la découverte de gens aimants, d’un vrai foyer, d’âmes sœurs et surtout ses incroyables bêtises.


J’ai du lire ce roman au moins cinq fois, depuis l’âge de 10 ans, en fait avant je le lisais une fois par an au moins et puis là cela commençait à faire pas mal de temps que je ne l’avais pas lu. J’ai grandi, enfin je crois que l’on peut dire vieillir maintenant…bref, j’avais une seule peur être déçue, que le charme soit rompue, eh bien non, j’ai lu ces quelques 600 pages en une journée et je trépigne pour lire la suite mais je me contiens.

J’ai encore une fois succombé au charme de ce merveilleux roman qui soit dit en passant outrepasse de loin, le terme si réducteur de lecture jeunesse, ma mission sera alors de vous donner envie de lire ce roman.

Une de mes peurs les importantes était que ce roman soit vieillot car il a quant même été écrit au début du Xxième et bien je lui ai presque trouvé une modernité si ce n’est une certaine intemporalité. Anne c'est le symbole d’une femme relativement émancipée, image qui prendra plus d’ampleur dans les livres précédents mais il n’empêche que tout au long de ce roman elle porte intérêts à des choses qui je pense n’était pas communes à son époque, surtout pour des filles vivants à la campagne. Il me semble que c’est assez osé pour l’auteur de faire de son personnage principal soit une petite orpheline, au physique atypique, à l’esprit délié face à des habitants somme toute assez bornés, je vous renvoie à l’épisode de la confrontation de Anne avec Mme Lynde ainsi qu’à celui du vin de groseille.


Mais surtout ce qui transparait dans ce roman, c’est l’amour, pas l’amour avec un grand A, non un amour présent partout, dans les relations aux autres, dans la façon de faire, de voir les choses. Je me rend compte à quel point je me suis attachée à Marilla, personne revêche au départ qui au contact de Anne, s’attendrit. Et ces petits moments d’humanité, sans niaiseries aucune, cela fait chaud au cœur.

Et puis bien sur, il y a le personnage de Anne, une Anne à laquelle je pense chaque lectrice se reconnait un peu, une Anne volubile, à l’imagination débordante, trop parfois mais une Anne terriblement attachante. Une Anne que l’on voit grandir, que l’on voit évoluer, à la fin du roman, je me suis dit, ah mais c’est vrai, elle parle moins.



Des bonnes raisons pour lire ce roman


1- La scène dans laquelle Anne, à l’école d’Avonlea fend son ardoise sur la tête de Gilbert Blythe, le héros masculin du roman

2- La scène avec la barque qui coule et le jeu avec Elaine la belle au teint de Lys

3- Le lac aux miroirs

4- Le chemin des Amoureux

5- Les toutes dernières pages
6- Gilbert Blythe

7- ...

J’arrête de parler,  je reconnais que ce billet est pour une bonne part un billet égocentrique, je me suis fait plaisir en l’écrivant et surtout en relisant le livre, il n’empêche que j’aimerai tout de même qu’il interpelle certains lecteurs car
c’est vraiment un super roman, avis hautement partial.


Ma lecture de la suite des aventures d’Anne est prévue pour le moi prochain, je vais essayer de publier un livre par mois.


Encore un petit mot au sujet de la traduction, je me demande si une personne de l’âge de Marilla vers les années 1860 peut vraiment utilisée le mot «vannée».

Publié dans : Lucy Maud Montgomery "addict" - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander - Communauté : Les lectures de Florinette
Jeudi 19 novembre 2009

 



Folio Policier - 353 pages

Traduit par Catherine Cheval et Marie Proulx
*****


Le détective Jack Taylor m’avait donné envie de faire sa connaissance. Je n’ai pas commencé par le début, je le sais bien, car "Toxic Blues" est en faîte sa deuxième enquête, il apparaît la première fois dans "Delirium Tremens". Vous allez me dire mais qui est Jack Taylor?
C’est un ancien flic Irlandais reconverti en détective mais son activité principale se résume à être à la limite du coma éthylique toute la journée tout en sniffant le plus de cocaïne possible. Il approche de la cinquantaine, a une vie pourrie, quelques amis, une histoire d’amour à oublier, une facilité à trouver les ennuis sans vraiment les chercher et une passion pour la lecture. Et ce Jack Taylor revient en Irlande, dans sa ville natale à Galway. Au moment même où il s’assoit dans son pub préféré, le chef des tinkers -la communauté des gens du voyage vient lui demander de retrouver le meurtrier de jeunes de son clan.


Pourrait-on de façon honnête, vraiment appeler cela «Les enquêtes de Jack Taylor» car tout au long du roman ce privé fait de nombreuses choses, il lit, il boit, se fait casser des dents, - quel "délicieux" moment entre parenthèses, mais on ne peut pas dire qu’il enquête, les seuls moments où il va à la rencontre d’un prétendu suspect, il n’est de toute façon pas en état d’écouter. Nous avons donc affaire à une enquête très légère. La résolution de l’enquête est un peu trop téléphonée, il a un ami qui connaît un profiler dilettante qui lui dresse un profil de son meurtrier d’une exhaustivité impossible.
Je n’ai qu’une chose à dire, réveilles-toi Jack Taylor! Ce n’est pas un mauvais bougre et on s’attache à lui, heureusement car ses petites mésaventures prennent de la place dans le roman et puis c’est le pire antihéros qu’il m’ait été donné de connaître dans toute mon expérience de lectrice. Quelle dolence, et en même temps quelle pugnacité mise en place pour détruire sa vie. Et puis en plus, il aime lire et il parsème son enquête de référence  littéraires mais aussi musicales. Quel n’a pas été mon étonnement en tombant sur une citation de Thom Yorke, mon chanteur chouchou.
A défaut d’enquête qui se tient, Taylor et ses amis tout aussi tordus que lui, à grand renfort d’alcool nous font parvenir une bouffée de cette Irlande que l’auteur a su rendre extrêmement vivante et rien que pour cela j’ai envie de suivre «les enquêtes» de Jack Taylor.
"Enquêtes" entre parenthèses, tout de même, j’y tiens.

Kathel , Yvon l'ont lu aussi.

Publié dans : Romans policiers et thrillers - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander - Communauté : Mes livres préférés
Mardi 17 novembre 2009



Gaïa Editions - 198 pages
*****


C’est avec difficulté que je vais vous parler de ce roman.


Slobozia, petit village perdu dans les grandes forêts de Roumanie. Ana Luca et ses enfants Victor et Eugénie vivent en retrait du village et de ses habitants. Le père alcoolique notoire et brutale est mort, il a été retrouvé flottant dans les eaux du lac près du village. Dans le village, il se murmure de nombreuses choses à propos de ce lac, de telles choses que les gens préfèrent ne pas s’y aventurer, les eaux sombres renfermeraient des esprits maléfiques. Même si le village de Slobozia ne semble pas être touché par le temps, il passe tout de même, la Roumanie devient dictature, tout le monde étant susceptible de ne pas être un bon «camarade» puis Ceausescu est tué, le pays devient république, l’Eglise reprend sa place. Durant toutes ses années, une trentaine environ des disparitions ont lieu, un jeune fille dans les années 6O, puis un jeune couple dans les années 90 ainsi qu’une institutrice, on ne retrouve pas leurs corps et le village s’interroge, serait-ce le fait d’un moroï, l’inquiétude grandit.


Ce roman est très difficile à résumer sans trop en dire car tous les éléments sont étroitement liés. J’ai terminé ma lecture avec une impression assez négative. Il me semblait alors que je n’avais pris aucun plaisir à cette lecture et pire que le contenu me dérangeait, me paraissant difficilement saisissable.
Cependant, maintenant, mon sentiment a évolué. Ma mémoire a commencé a faire le tri dans ce que je vais retenir de ce récit et elle me permet donc de clarifier mes impressions. Ce roman est complexe, j’ai trouvé le style simple mais relativement froid, heureusement le livre se découpe en de nombreux chapitres très courts. Il n’empêche que je me suis demandée où je me retrouvai propulser au début de cette lecture, l’auteur nous présente Victor, fils d’une femme très pieuse, Victor est grand, fort et il est aussi très timide, il n’a pas d’amis et sa seule activité est de casser du bois. Je me suis alors dit de façon spontanée, c’est le personnage principal du roman, il faut donc que j’éprouve une certaine sympathie à son égard et puis là d’un coup, le premier meurtre avec tout ce qui s’enchaîne, «j’ai pas fait exprès», la tentative d’expiation, le travail de copiste, je ne veux surtout pas tout vous raconter…

L’auteur a su allier l’histoire d’un individu peu banale à la grande histoire. Elle nous présente son pays avec ses croyances ancestrales, la puissance de l’Eglise, sa duplicité aussi et en même temps, on a l’histoire de Victor qui semble plus bête que bête, à la merci de ses pulsions qu’il tente de vaincre tout au long du roman.


Plus je pense et je me remémore ma lecture, plus je me dis que cela a été en fait une lecture très intéressante, je ne peux pas vraiment dire que j’ai pris un plaisir réel à lire cela, en fait cela va au delà.


Merci à Babelio pour cette opération Masse Critique encore très réussie, je remercie aussi les Editions Gaïa pour l’envoi de ce roman, j’ai beaucoup apprécié la carte avec le petit mot qui allait avec.


Et Bonus, l'avis de Béné de Mobylivres.

Publié dans : Littérature Roumaine - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander - Communauté : Les lectures de Florinette
Dimanche 15 novembre 2009



Pocket - 435 pages

*****

C’est avec plaisir que j’avais lu, il y a déjà quelques années "Pardonnez nos offenses" de cet auteur alors quand j’ai vu que celui-ci sortait en poche, je ne me suis pas posée la question trop longtemps et je l’ai acheté.

"Délivrez-nous du mal" peut être considéré comme la suite de "Pardonnez nos offenses", hors il peut très bien se lire sans avoir lu le premier, moi par exemple je ne me rappelais plus trop ce qui se passait dans le premier roman et cela ne m’a pas handicapé du tout.


Ce roman se déroule en 1287, l’Eglises est plus que jamais présente et puissante malgré un interrègne qui commence à durer un peu longtemps. Un interrègne c’est la période pendant laquelle l’Eglise se retrouve sans pape. Ceci n’est de toute façon pas très important car le grand chancelier Artémidore de Broca est là pour veiller à la bonne continuité des affaires de l’Eglise qui sont aussi les siennes. Intrigues douteuses, fraudes, disparitions mystérieuses, de nombreuses choses se déroulent derrière les portes du Palais du Latran.
Le prêtre Aba dans son petit village du Quercy a lui affaire au violent enlèvement d’un enfant de sa paroisse par des hommes en noirs, qui ont tout l’air d’être des mercenaires. Il se murmure depuis de nombreuses années que ce petit village est bénie car les femmes y mettent au monde de nombreux enfants en bonne santé et les habitants du village ne souffrent plus de maladie.
Bénédict Gui, qui a réponse à tout, lui, doit s’occuper à Rome de la disparition d’un jeune homme qui s’intéressait au petit village du Père Aba.


Un roman à deux voies, celles de deux hommes qui portés par des intentions différentes mais par la même motivation, veulent savoir.
Un Moyen-âge extrêmement bien reconstitué, une richesse de détails sur la vie des Romains de l’époque, l’existence des Laveurs, ces hommes qui postés à la sortie de la ville dépouillaient les cadavres que l’on avait jeté à l’eau.
De l’aventure, du suspense, un nombre important de personnages très vivants, d’horizons divers. Une entrée dans le monde ecclésiastique fascinante.
Le récit se déroule vite, les actions s’enchaînent. Cependant ce roman comporte le défaut associé généralement à la rapidité de ce genre de récit, certaines choses ne sont pas crédibles. Le père Aba au début est un pauvre prêtre maigre, incapable de tenir la distance. Hors en deux pages, il tue un homme, et cesse de croire en Dieu. Après moult périples, on le retrouve, borgne, vaillant, réussissant à sauter sur un cheval en pleine course après avoir tuer le cavalier. Détails qui en réalité n’en sont pas mais ne m’ont tout de même pas trop dérangé car j’étais prise par le rythme du récit.

La chose qui m’a le plus dérangé c’est plutôt l’intrigue qui se dévoile au fur et à mesure, je n’ai pas compris cette référence aux dons mystérieux pourquoi l’auteur ne s’est-il pas contenté de dénoncer les méfaits de l’Eglise? Je trouve que cela essouffle le récit et le rend plus brouillon, les dernières pages ne m’ont pas spécialement apporté satisfaction. Dommage très dommage même si je reste sur un bon souvenir de cette lecture car on retrouve un Moyen-âge très bien reconstitué.


Laetitia la Liseuse en parle ainsi que Yv.

Publié dans : Littérature Française - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander - Communauté : Mes livres préférés
Samedi 14 novembre 2009

La couleur
: Du bleu
, c'est le choix qu'a fait Kathel pour moi en me tagguant. Le bleu était ma couleur préférée quand j'étais petite mais j'avoue que mes goûts ont changé et que le bleu est un peu moins présent.
La tâche devient plus difficile, entre temps Cynthia m'annonce qu'elle m'a taggué aussi et pour le même tag, heureusement elle me laisse choisir la couleur. Reconcentrons-nous donc sur le bleu.
J'ai donc cherché autour de moi ce qui pouvait être Bleu et je suis fière de vous présenter ; Ta dam!

Les Photos :


Les livres
Un mélange Bleu de ce que j'aime et de ce que contient ma bibliothèque.  Vous remarquerez le titre évocateur; Emilie et la Dordogne, c'est un cadeau. Ainsi que les Chroniques d'Avonlea de mon auteur fétiche dont je vous parlerai plus amplement dans quelques temps.

Les Dvds


Malgré mon peu de culture, oh moi pauvre cinéphile, je vous présente deux coups de coeur, bleus, bien sur! Life on Mars c'est la série qu'il faut avoir vu.

Des cartes Postales



Je fus collectionneuse un temps.
Petite Devinette. Ces cartes présentent deux destinations différentes, je ne suis partie en vacances que dans un endroit, lequel?



Les petits riens










J'aurai pu aussi vous montrer mon sac, la tapisserie de ma salle de bain, ma boîte de bonbons, mon paquet de mouchoirs...
Mon nouvel ordinateur...eh oui, il est arrivé tout beau, en espérant qu'il se connectera correctement à la live-box de mon appart!

Je ne taggue personne, en fait je taggue qui veut et je lui donnerai une couleur.

Publié dans : Tribulations d'une lectrice - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander - Communauté : Les lectures de Florinette
Vendredi 13 novembre 2009


Phébus Libretto – 250 pages

Traduit par François Positif

*****

 

Nous sommes au début du 20ème siècle, à l’époque de l’industrialisation, des usines crachant  leurs fumées noires et de la misère omniprésente des ouvriers et des laissés pour compte de ces grandes villes. Alors jeune étudiant en sociologie, Jack London décide de se rendre à Londres et de faire connaissance avec ses gens, de prendre part à leurs vies afin de mieux les comprendre. Il nous délivre alors un témoignage à la fois effrayant et fascinant sur la vie que mènent ces gens. Bienvenue dans les Abysses.


Etude sociologique mais qui se lit comme un roman, London nous transporte dans ce monde inconnu, monde inconnu pour les gens aisés qu’il fréquente à l’époque. Gens aisés qu’il prend régulièrement à parti tout le long du livre. Le seul moyen pour s’émerger complètement dans ce monde et en faire totalement partie passe par les vêtements, London nous décrit parfaitement le changement de comportement des gens face à lui une fois vêtu de ses frusques, il devient alors quantité négligeable et par cela même ce fait accepter par le « petit peuple ».

L’entrée dans l‘East End est effrayante il semble, autant pour lui que pour nous, la misère est totale et elle est partout, les gens vivent dans des conditions impossibles «Les toits de ces taudis étaient recouverts d’immondices qui atteignaient par endroit deux bons pieds de hauteur et servaient de dépotoir aux habitants du deuxième et du troisième étage de la maison où nous nous trouvions. Je discernai des arêtes de poissons, des os, de la tripaille, des chiffons puants, de vieilles chaussures, de la vaisselle cassée, et toutes les déjections d’une porcherie à trois étages. » p 64.

Les passages les plus marquants sont ceux dans lesquels il s’intéresse aux sans abris et au fonctionnement des hospices et autres asiles de nuit. Les sans abris n’ont pas le droit de se coucher dans la rue la nuit par arrêté municipal, ils ne peuvent donc pas dormir la nuit, sans sommeil plus d’énergie pour trouver du travail, de même sans logement pas de repos, ni de soins donc pas de travail et sans travail pas de logement.

La plupart de ces gens ne vivent pas mais tentent de survivre, ils meurent très jeunes (âge moyen de vie 30 ans, p 201) et souffrent souvent de maladies dues à leurs mauvaises conditions de vie, saturnisme, maladies pulmonaires…


Je pense que cette lecture doit être faite en tant que récit (subjectif) d’un homme qui a vécu cette expérience et non comme une étude sociologique proprement dite, ce qui était pourtant je pense l’ambition de London de prime abord. Je dis cela car malgré sa volonté d’émailler son propos de citations d’autres « chercheurs » et d’inclure des tableaux de données, on ressent à travers notre lecture toute l’importance de ce qu’a pu ressentir l’auteur face à ce qu’il a vécu. Son ressenti est alors par définition subjectif.


Je pourrai encore parler longtemps de ce livre car il est très intéressant et instructif, la narration à la manière d’un roman nous empêche l’ennui, les chapitres découpent de façon claires et intelligentes les propos de London.

Le billet d'Isil qui m'a donné envie de lire ce livre.


Publié dans : Littérature Américaine (USA) - Par emiLie
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander - Communauté : Mes livres préférés

Présentation

En ce moment

 

Nouvel ordi, tout beau, tout neuf mais qui nécessite un temps d'adaptation.
Je vais essayer de rattraper mon retard dans la publication de mes billets... Retard qui s'allonge...

Si vous connaissez un club de lecture à Bordeaux, faîtes le moi savoir s'il vous plaît...

Et je lis


Livres lus

A
Adam Olivier - Comme les doigts de la main
Adam Olivier - Sous la pluie


Albom Mitch- Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut


Atkinson Kate - Dans les replis du temps
Atkinson Kate - Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux


Austen Jane - Persuasion

B

Balzac Honoré (de) - L'auberge rouge

Banks Russell - De beaux lendemains
Barbery Muriel - L'élégance du hérisson
Baricco Alessandro - Soie
Barnes Julian - Arthur et George
Barrière Michel - Meurtres à la pomme d'or

Bennett Alan - La reine des lectrices
Blixen Karen- La ferme Africaine
Bourin Jeanne - La chambre des Dames

Brontë Charlotte - Jane Eyre
Brontë Emily - Les hauts de Hurle-Vent

Bruen Ken - Toxic Blues

Buten Howard - Quand j'avais cinq ans je m'ai tué
Buten Howard - Le coeur sous le rouleau compresseur

 


C
Capote Truman - De sang-froid
Capote Truman - La traversée de l'été


Carter Stephen - La dame noire

Chalandon Sorj - Une promesse
Chalandon Sorj - Mon traître

Chevalier Tracy - L'innocence
Claudel Philippe - Le rapport de Brodeck
Coetzee J.M. - L'homme ralenti
Collins W.Wilkie-La dame en blanc

 


D
Desarthe Agnès - Je ne t'aime pas Paulus

 


E

Etienne Jean-Louis - Le marcheur du Pôle

Evanovich Janet - Quatre ou double



F
Fitzgerald Francis S - L'étrange histoire de Benjamin Button


Forster E.M. - Route des Indes
Forster E.M. - Howards End


Fuentes Carlos - L'Instinct d'Inez

 


G

Garnier Pascal - Comment va la douleur ?
Gaskell Elizabeth - Nord et Sud

Gaudé Laurent - Dans la nuit Mozambique
Gavalda Anna - La Consolante
Goby Valentine - L'échappée

Goudge Elizabeth - La colline aux gentianes

H
Haddon Mark - Le bizarre incident du chien pdt la nuit
Hagen George - La famille Lament
Hanff Hélène - 84, Charing Cross Road
Harris Joanne - Classe à part

I
Ishiguro Kazuo - Auprès de moi toujours

J
Jeury Michel- Nounou

Jonquet Thierry - La mort du Rabbin

K
Kessler Brad - Hôtel des adieux
Keyes Daniel - Des fleurs pour Algernon
Krakauer Jon - Into the wild

L
Larsson Stieg - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Lazar Lilian - Terre des Affranchis
Le Clézio J.M.G - La Ronde et autres faits divers
Lie Ching Chow - Le palanquin des larmes
Lodge David-Pensées secrètes

London Jack - Le peuple d'en bas


M
Magnan Jean-Louis- Hurlebois
Makine Andreï - La musique d'une vie
Maupassant Guy (de) - Bel-Ami
Mauriac François - Le noeud de vipères

Maurier Daphné (du) - Ma cousine Rachel
Maurier Daphné (du) - Rebecca

Mazetti Katarina - Le mec de la tombe d'à côté
McEwan Ian - Expiation
McCaig Donald- Le clan rhett butler
Mcdonald Gregory- Rafael,derniers jours
Montgomery Lucy Maud
Anne... La maison aux pignons verts

Morrison Toni - Beloved

Murakami Haruki -Kafka sur le rivage
Murakami Haruki - Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil

N

O
O'brien Edna -Dans la forêt
O'farrell Maggie -L'étrange disparition d'Esme Lennox
Ogawa Yôko - Le musée du silence

Ogawa Yôko - Hôtel Iris

Ohl Jean-Pierre - Les maîtres de Glenmarkie

P
Palliser Charles- Le Quinconce
Péju Pierre - Coeur de pierre
Poulin Jacques - Le vieux chagrin
Poulin Jacques - Chat sauvage
Powell Julie - Julie & Julia
Proulx Annie -Brokeback mountain
Pujade-Renaud Claude - La nuit La neige

Q
Quignard Pascal - Tous les matins du monde

R
Rennison Louise - Confessions de Georgia Nicolson
Rice Ann- Lestat le vampire

Rosnay (de) Tatiana - Elle s'appelait Sarah
Rosoff Meg - Maintenant c'est ma vie
Ryù Murakami - Les bébés de la consigne automatique


S
Saint-Bois Danièle - Marguerite, Françoise et moi
Sam Anna - Les tribulations d'une caissière

Sardou Romain - Délivrez-nous du mal

Schmitt Eric-Emmanuel - Odette Toulemonde
Schmitt Eric-Emmanuel - L'évangile selon Pilate


She Lao -La cage entrebaîllée


Shimazaki Aki - Tsubaki tome 1
Shimazaki Aki - Hamaguri tome 2


Spiegelman Art - Mauss
Stevenson Robert Louis - L'île au trésor

Süskind Patrick - Le pigeon


T
Teulé Jean - Darling
Trudel Sylvain -Du mercure sous la langue

U

V
Vargas Fred - Petit traité de toutes vérités sur l'existence

W
Ward Lisa- Outside Valentine
Waters Sarah - Du bout des doigts
Wharton Edith - L'écueil
Winckler Martin - La maladie de Sachs

X
Y
Z

Pages

ComMentaires à VeNir...

 

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés